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Παρασκευή, 1 Μαρτίου 2013

Φιλμ Νουάρ: οι πρώτες γαλλικές εκτιμήσεις

http://www.humanite.fr/culture/arme-d-amour-jusqu-aux-dents-516368

CULTURE -  le 28 Février 2013
Littérature

Armé d’amour jusqu’aux dents


La vie de Basil Zaharoff, marchand de canons et amoureux, est un roman : Stefanakis l’a écrit.
Film noir, de Dimitris Stefanakis, traduit du grec par Michel Volkovitch. Éditions Viviane Hamy, 340 pages, 24 euros.
«À la fin, dans son fauteuil roulant, il ressemblait à tous les vieux qui n’attendent que la mort. » La mort, il l’a vendue, en gros et en détail, à tous ceux qui étaient prêts à payer. Son nom est Basil Zaharoff. Il fut le plus célèbre marchand de canons de ce qu’on appelait la Belle Époque. On peut même dire qu’il en a créé le type, que l’on voit décliné dans tous les 
romans, tous les films, et qui figure même jusque dans 
Tintin, sous le nom de Bazarof. Puissant, charismatique, sans scrupule, sir Basil, petit Grec d’Istanbul anobli par George V, promu commandeur de la 
Légion d’honneur le jour même de l’assassinat de Jaurès, séduit amis et ennemis unis dans la même fascination.
Un personnage rêvé pour un romancier tel que Dimitris Stefanakis, dont le premier roman, Jours d’Alexandrie, avait montré un sens du récit romanesque, brochant au petit point les petits humains sur la grande tapisserie de l’histoire. De l’omniprésent Zaharoff, nous croyons tout savoir, même du plus intime. C’est pourtant là que le saisit Stefanakis, au défaut de la cuirasse, dans la passion qui l’habitera toute sa vie pour Maria del Pilar, noble espagnole mariée contre son gré à un Bourbon déficient mental.
Ironiquement, c’est au Café de la paix, en 1939, qu’il fait se rencontrer un jeune journaliste français et le vieil anarchiste espagnol, à qui il demande de raconter l’histoire du roi de l’armement, mort depuis peu. Stefanakis construit alors un récit brillant, jonglant avec les personnages qui rebondissent d’une époque à l’autre comme dans un scénario de film noir. On y côtoie des figures pitoyables ou pittoresques, idéalistes ou corrompues, policiers, anarchistes, espions, ministres, rois, réels ou inventés. Un roman allègre rongé par la certitude de la catastrophe passée comme par la crainte de celle qui vient.
Alain Nicolas
... Η ζωή του Βασίλειου Ζαχάροφ, του ερωτευμένου βασιλιά των κανονιών, είναι πραγματικό μυθιστόρημα και το έγραψε ο Στεφανάκης. … O έλληνας συγγραφέας συνθέτει μια λαμπρή, σπαρταριστή αφήγηση με χαρακτήρες που μεταπηδούν από εποχή σε εποχή όπως ακριβώς σ’ ένα κινηματογραφικό σενάριο φιλμ νουάρ… "
"...Ο Δημήτρης Στεφανάκης εντοιχίζει πληθώρα αφηγηματικών στοιχείων, αναμιγνύει τη μικρή με τη μεγάλη Ιστορία, φωτίζει προσωπικές στιγμές, υφαίνει σταδιακά ένα καμβά εξαίσιας πυκνότητας χωρίς να εξηγεί τα αυτονόητα, χωρίς να δηλώνει τίποτε, δίνοντάς μας απλώς να δούμε, να ακούσουμε, να αισθανθούμε με εκείνη την αίσθηση της αφήγησης που μας πρωτοέδειξε στις "Μέρες Αλεξάνδρειας" Ένα πολύ καλό φιλμ νουάρ!"

Fim noir de Dimitris Stefanakis chez Viviane Hamy
A l’aube de notre temps.
 
Dimitris Stefanakis s’inspire de la vie de Basil Zaharoff, né dans les bas-fonds de Constantinople, qui devint un marchand d’armes au cœur de l’histoire européenne de 1880 aux années 30.
 
Paris 1939 : Philippe Thebaut, jeune journaliste, enquête sur ce personnage trouble décédé il y a 3 ans. Sa source est Miguel Tharabon, anarchiste espagnol et grand ami de Basil. 
 
A travers les souvenirs de Miguel se profile le portrait épique d’un homme qui a influé sur des événements aussi déterminants que l’affaire Dreyfus, l’assassinat de Jaurès et le déclenchement de conflits à commencer par celui de la Première Guerre mondiale.
 
Philippe découvre un Basil Zaharoff à plusieurs facettes : financier, espion, mafieux, politicien, directeur de journaux. L’homme n’hésite pas à s’immiscer dans toutes les sphères du pouvoir pour étendre son influence.
 
Mais la grande affaire du marchand de mort est sa liaison avec Maria del Pilar, l'ancienne épouse du duc de Marchena, interné pour folie. Il l'a rencontrée en 1887 à bord de l'Orient-Express lorsque la jeune duchesse, alors âgée de dix-sept ans, s'est réfugiée dans son wagon pour échapper à son mari, pris d'une crise de folie.
 
Dimitris Stefanakis met en place une multitude d'objets narratifs, mêle la petite à la grande histoire, s'attache aux détails les plus infimes, tisse peu à peu une toile d'une formidable densité, n'explique jamais, ne démontre rien, donnant simplement à voir, à entendre, à sentir, avec ce sens du récit qu’il a précédemment montré dans « Jours d’Alexandrie ».
 
Un très bon film noir !
 
Film noir de Dimitris Stefanakis chez Viviane Hamy - 24 euros
 
 

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