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Τετάρτη, 15 Μαΐου 2013

Το Φιλμ νουάρ στη Γαλλία



Dans "Film noir", Dimitri Stefanakis
(Viviane Hamy) dévoile la vie d'un "agent
de la mort" au début du XXe siècle:
monstrueux.
BASIL ZAHAROFF a existe, Orson Welles,
pour « Citizen Kane », s'en est même
inspire, et il apparaît dans l'album de Tintin
« L'oreille cassée », en 1937 II faut dire que
cet homme, de son vrai nom Zaharias
Basilems Zaharapoulos, ne (officiellement) a
Mugla (Empire ottoman) le 20 octobre 1849,
a tout pour enflammer l'imagination Dimitn
Stefanakis (Pnx Méditerranée 2011 pour «
Jours d'Alexandrie »), dans son roman
ouragan, nous en donne un portrait captivant1
Quel homme i Tout le debut du XXe siècle,
il a tire les nombreuses ficelles des conflits
du moment il n'en manque pas un Habile
comme deux, courtois, élégant, polyglotte, il
a pu mettre tout le monde dans sa poche,
finissant sa vie « ministre des munitions de
tous les allies » et de beaucoup d'autres sur
toute la surface du monde i A sa mort, en
1936 a Monte-Carlo, il etait                          
multimillionnaire, ayant, de plus, compns
que le pétrole etait l'avenir
L'intérêt du roman de Stefanakis, c'est qu'il
le construit en forme de dialogue entre don
Miguel Tharabon, un vieil anarchiste
espagnol exile en France et ami de Basil, et
un jeune journaliste, Philippe Thebaud, qui
est surtout passionne par la liaison entre
Basil et « une grande d'Espagne », Mana del
Pilar, duchesse de Machena, dont le mari, un
Bourbon d'Espagne, est enferme fou
Lors de nombreuses rencontres, au Cafe de
la Paix, dans les mois de 1939 précédant ladeclaration de la guerre, les deux hommes
discutent, s'interrogent pour essayer de
comprendre ce gentleman Basil « agent de la
mort » Méduse, on apprend les coulisses de
l'Histoire, ou, si en surface on peut croire
encore a une certaine civilisation, on
s'aperçoit que les souterrains ne sont que les
caches de l'enfer du profit, du cynisme et du
trafic de mort Les deux buveurs de « Martel
Napoléon », assis tranquillement face a
l'Opéra, ne sont que les révélateurs d'un
monde en trompe l'oeil'
Tout est construit autour de ce dialogue Qui
finit par révéler que ce Basil est un expert en
« double jeu », en magouilles, en tromperies
et même en assassinats Son association avec
les plus grands trafiquants de l'époque,
Krupp, Schneider, Vickers-Maxim, laisse
souvent des cadavres sur les bas-côtes Mais
Basil amasse, joue au grand sèigneur avec
son splendide hôtel particulier, avenue
Hoche, et un château en province
Sa liaison avec Maria del Pilar lui donne un
côte mondain qui camoufle son vrai visage
Quelle n'est pas sa joie lorsqu'il peut
conclure un contrat avec la firme anglaise
Nordenfelt et le createur de la mitrailleuse
Amy, l'arme la plus redoutable du moment1
II est partout ou l'on tue, si bien que, « le 13
novembre 1918 », a l'aube, « Basil fut
réveille en sursaut par un cauchemar
démoniaque et récurrent Deux jours plus tôt
la guerre avait pris fin, faisant de lui
l'homme le plus riche du monde Ceux qui
avaient signe l'armistice dans un -wagon en
forèt de Compiegne ignoraient sans doute
que le seul vainqueur, c'était lui » Comme il


le précise, il avait vecu « toutes » ces
guerres dans « l'ivresse des joueurs »
Joueur avec l'affaire Dreyfus, joueur avec le
scandale du Panama, joueur avec l'ouverture
des Jeux olympiques en Grece en 1896,
joueur avec Clemenceau, joueur, plutôt
destructeur, avec Jaures, cet affreux pacifiste
qui pouvait ralentir ses affaires II s'accuse
même de l'avoir fait assassiner1 Et pourquoi
pas Raspoutme, également? Son systeme
etait « tellement complexe que lui-même
avait parfois du mal a saisir son
fonctionnement Les uns espionnaient les
cabinets ministériels ou Ies ambassades,
achetaient politiciens et journalistes, les
autres lançaient défausses nouvelles ou
calomniaient les innocents, d'autres encore
faisaient disparaître les indésirables »
Précisons que c'était bien au debut du XXe
siècle i
Don Miguel, qui révèle cette « face du
diable » a son jeune journaliste, ne cesse de
lui repeter « Le bien existe en nous Le mal,
nous l'inventons par nécessite » En effet1
- 341 p, 24 Euros Traduit du grec par
Michel Volkovitch et adapte avec l'accord de
l'auteur
Rollin André









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