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Κυριακή, 26 Μαΐου 2013

Συνέντευξη στη βελγική Libre για το ευρωπαϊκό όνειρο...


"L’Europe est aussi un rêve culturel"

Sabine Verhest
Mis en ligne le 21/05/2013
http://www.lalibre.be/actu/international/article/816693/l-europe-est-aussi-un-reve-culturel.html
Dimitris Stefanakis se prend à rêver d'Europe.
Dimitris Stefanakis est l’auteur de "Film noir" (Viviane Hamy Editions), une aventure sur les traces du marchand d’armes Basil Zaharoff. Le romancier grec, depuis Saint-Malo et le festival Etonnants Voyageurs, se prend aussi à rêver d’Europe.

Vous dites que l’Europe est unidimensionnelle et qu’il lui manque du relief. Quel relief voulez-vous y mettre ?
Le rêve européen semble unidimensionnel aujourd’hui parce qu’on essaie de projeter une Europe unie par des moyens économiques uniquement. Mais le rêve d’Europe est aussi, notamment, un rêve culturel. Il ne faut pas oublier que la civilisation occidentale nous a donné une culture inégalable, par exemple la philosophie, la littérature, la démocratie, le cosmopolitisme, l’esprit internationaliste. Tout cela peut être le point commun à partir duquel on peut commencer à rêver une Europe unie d’une manière véritable.

L’Europe fait-elle encore rêver en Grèce ?
Le Grec contemporain préfère l’isolation à la participation. On parle d’une mentalité un peu malsaine dans le sens qu’on ne peut pas continuer à vivre en dehors de l’Europe. Il faut participer à ce rêve européen, et au rêve littéraire de l’Europe.

Pourquoi ce repli ?
La Grèce se trouve entre l’Orient et l’Occident. Cette situation est un peu embarrassante. On essaie de profiter des deux. C’est peut-être une erreur. Il faut se concentrer sur l’Europe, faire partie de l’Europe de l’avenir. En même temps, l’Europe doit être plus multicolore, plus inspirée. Actuellement, les Européens manquent de cette inspiration qui concerne le côté culturel de la vie. Je pense également qu’il faut récupérer le passé du cosmopolitisme, mais d’une manière totalement différente - sauf bien entendu la mentalité du colonialisme. Dans ce cosmopolitisme du passé, des métropoles méditerranéennes et des métropoles européennes du Nord, on peut trouver la solution d’une cohabitation harmonieuse entre peuples différents, langues différentes, religions différentes. On peut faire un contrepoids à cette mondialisation d’aujourd’hui qui ne respecte pas la culture, l’histoire, la différence en général.

La Grèce ancienne peut-elle être inspirante ?
Ce passé ne doit pas être considéré comme hellénique exclusivement mais plutôt européen. Il faut s’inspirer d’une culture commune, qui débute peut-être avec la Grèce ancienne mais qui appartient au monde européen. A partir de là, on peut renforcer la vision européenne et la position de l’Europe dans le monde entier. Il faut récupérer une capacité d’être impérialiste par le biais de la civilisation, pas par le biais des armes. Je récuse l’impérialisme du marché, la dictature des technocrates et la politique unidimensionnelle qui se concentre sur le rêve économique.

Où s’arrête l’Europe, selon vous ?
La frontière européenne est la frontière de l’histoire, de la culture, de la civilisation, de la mentalité qui respecte certaines choses. Les frontières ne sont pas économiques, géopolitiques, politiques, mais des frontières de la civilisation et de la mémoire de cette civilisation.

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