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Πέμπτη, 6 Ιουνίου 2013

Το φιλμ Νουάρ στη Γαλλία: Film noir sur fond de fin d’empire

Film noir sur fond de fin d’empire

La chronique; voilà sans doute le bon terme pour décrire le roman Film noir, un récit historique quelque peu enjolivé de Dimitris Stefanakis, paru chez Viviane Hamy. Dans une Europe au bord de la Deuxième Guerre mondiale, un jeune journaliste français, un étudiant fasciné par le personnage de Basil Zaharoff, une connaissance de son grand-père, fait appel à un vieil anarchiste espagnol pour en apprendre davantage sur l’étrange et coloré individu. 
La couverture du roman
La couverture du roman
Le jeune homme en question, Philippe Thébaut, est sans doute l’un des meilleurs représentants de ce que l’on pourrait qualifier de « génération sacrifiée ». Sentant l’Europe courir à sa perte, engagé dans une relation amoureuse dont il ne tire qu’un plaisir charnel, il n’éprouve que ce qui pourrait passer pour un ennui mondain.
En découvrant les frasques de ce Basil Zaharoff, marchand d’armes d’origine grecque et aux racines russes, Thébaut s’éveille cependant à toutes les facettes de l’existence, par personnage célèbre interposé. De cette personne plus grande que nature, Thébaut – et le lecteur – apprendront des bribes de véritablehistoire, un récit rocambolesque s’étirant sur près d’un demi-siècle, de la séduction d’une jeune espagnole dans un train à une mort sans gloire après avoir entre autres été impliqué dans le déclenchement de la Première Guerre mondiale.
 Le parallèle est ici particulièrement intéressant: au moment où un continent s’apprête à s’autodétruire pour la deuxième fois en moins d’un demi-siècle, l’auteur élabore brillament une structure visant à expliquer les raisons du premier embrasement… conflit qui mènera au deuxième. 
Lorsque l’on parle de véritable histoire, il faut en fait savoir que Basil Zaharoff a vraiment existé, et que la vie du personnage est encore aujourd’hui entourée de légendes et de mythes tenaces. L’un des aspects particulièrement intéressants du livre est – ironiquement – la bibliographie: on y apprend que pas plus tard qu’en 1981, les négatifs d’un film devant être réalisé sur le célèbre marchand d’armes sont disparus alors qu’ils étaient transportés par train. Les références abondent, et il est aisé de constater, à la lecture du roman, que l’auteur a effectué tout un travail de recherche et de développement de ses personnages.
À travers la vie de Zaharoff (et de Thébaut), c’est une Europe qui s’effondre lentement, tranquillement, qui part morceau par morceau. C’est la fin du rêve européen de paix, de prospérité et de modernité, alors que les intrigues se nouent partout sur le pourtour de la méditerranée, et même plus loin, et que des conspirateurs de toutes sortes se livrent une bataille sans fin.
Dans ce roman écrit par un Grec et traduit par un homme au patronyme russe – faut-il y voir une coïncidence rigolote? -, c’est à une véritable leçon d’histoire qu’a droit le lecteur; le genre de chose qui échappe trop souvent à des ouvrages en littérature. Car pour raconter une bonne histoire, encore faut-il la connaître.
"... Σ΄αυτό το μυθιστόρημα γραμμένο από Έλληνα και μεταφρασμένο στα γαλλικά από μεταφραστή με ρωσικό επώνυμο -σύμπτωση;- υπάρχει ένα πραγματικό μάθημα Ιστορίας που δικαιούται ο αναγνώστης, κάτι που συχνά λείπει από τα λογοτεχνικά έργα. Διότι για να διηγηθείς μια ωραία ιστορία πρέπει να τη γνωρίζεις..."

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