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Κυριακή, 26 Μαΐου 2013

Φιλμ νουάρ: Ένα πολυφωνικό μυθιστόρημα μέσα στο οποίο διασταυρώνονται κρίσιμες στιγμές της Ιστορίας...

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Dimitris Stefanàkis
"Film Noir", éd Viviane Hamy 2013
Traduit du grec par Michel Volkovitch.

Film Noir est un roman noir d'espionnage  dont le héros est un personnage énigmatique, dangereux, machiavélique, charismatique...Un personnage Balzacien. 

Mais qui est réellement Basil Zaharoff,d'origine grecque, d'Odessa ou de Constantinople ? l'Histoire, la vraie à laquelle il a participé à la toute fin du XIX° et dont il a très certainement infléchi le cours en tant que marchand d'armes jusque dans les années 30,  le nomme Monsieur Zèd, ou "l'agent de la mort". Il possède de nombreux noms d’emprunt, des déguisements des sosies. Cet aventurier passionné de pouvoir et d'argent envisage le monde comme un jeu, manipule, commandite des assassinats (Jaurès, Raspoutine). C'est aussi un homme cultivé, romantique, amateur d'art, qui aime avec autant de passion la duchesse Pilar , la femme de sa vie rencontrée dans l'Orient Express en 1887. Et la toute première phrase du roman nous livre peut-être une clé :
« - Le bien existe en nous. Le mal, nous l’inventons par nécessité, ne l’oublie pas... »

La construction de Film Noir est savante, polyphonique, au service de la richesse du roman: se croisent sans cesse les points de vue de Basil dans les années précédant la guerre de 14-18,  et celui de l’anarchiste espagnol, Miguel Tharabon fournissant la matière d’une biographie au jeune journaliste qui l’interroge au café de la paix à Paris au moment de la déclaration de la seconde guerre mondiale, en 1939. Ainsi, tousles destins se croisent aussi.

Il est passionnant de souligner que Basil Zaharoff a inspiré le personnage de Citizen Kane dans le film d’Orson Welles, mais qu’une tentative filmique plus récente  a échoué, les bobines ayant mystérieusement disparu dans l’Orient-Express en 1981...

Geneviève Moreau-Bucherie
pour la librairie Les Saisons

Συνέντευξη στη βελγική Libre για το ευρωπαϊκό όνειρο...


"L’Europe est aussi un rêve culturel"

Sabine Verhest
Mis en ligne le 21/05/2013
http://www.lalibre.be/actu/international/article/816693/l-europe-est-aussi-un-reve-culturel.html
Dimitris Stefanakis se prend à rêver d'Europe.
Dimitris Stefanakis est l’auteur de "Film noir" (Viviane Hamy Editions), une aventure sur les traces du marchand d’armes Basil Zaharoff. Le romancier grec, depuis Saint-Malo et le festival Etonnants Voyageurs, se prend aussi à rêver d’Europe.

Vous dites que l’Europe est unidimensionnelle et qu’il lui manque du relief. Quel relief voulez-vous y mettre ?
Le rêve européen semble unidimensionnel aujourd’hui parce qu’on essaie de projeter une Europe unie par des moyens économiques uniquement. Mais le rêve d’Europe est aussi, notamment, un rêve culturel. Il ne faut pas oublier que la civilisation occidentale nous a donné une culture inégalable, par exemple la philosophie, la littérature, la démocratie, le cosmopolitisme, l’esprit internationaliste. Tout cela peut être le point commun à partir duquel on peut commencer à rêver une Europe unie d’une manière véritable.

L’Europe fait-elle encore rêver en Grèce ?
Le Grec contemporain préfère l’isolation à la participation. On parle d’une mentalité un peu malsaine dans le sens qu’on ne peut pas continuer à vivre en dehors de l’Europe. Il faut participer à ce rêve européen, et au rêve littéraire de l’Europe.

Pourquoi ce repli ?
La Grèce se trouve entre l’Orient et l’Occident. Cette situation est un peu embarrassante. On essaie de profiter des deux. C’est peut-être une erreur. Il faut se concentrer sur l’Europe, faire partie de l’Europe de l’avenir. En même temps, l’Europe doit être plus multicolore, plus inspirée. Actuellement, les Européens manquent de cette inspiration qui concerne le côté culturel de la vie. Je pense également qu’il faut récupérer le passé du cosmopolitisme, mais d’une manière totalement différente - sauf bien entendu la mentalité du colonialisme. Dans ce cosmopolitisme du passé, des métropoles méditerranéennes et des métropoles européennes du Nord, on peut trouver la solution d’une cohabitation harmonieuse entre peuples différents, langues différentes, religions différentes. On peut faire un contrepoids à cette mondialisation d’aujourd’hui qui ne respecte pas la culture, l’histoire, la différence en général.

La Grèce ancienne peut-elle être inspirante ?
Ce passé ne doit pas être considéré comme hellénique exclusivement mais plutôt européen. Il faut s’inspirer d’une culture commune, qui débute peut-être avec la Grèce ancienne mais qui appartient au monde européen. A partir de là, on peut renforcer la vision européenne et la position de l’Europe dans le monde entier. Il faut récupérer une capacité d’être impérialiste par le biais de la civilisation, pas par le biais des armes. Je récuse l’impérialisme du marché, la dictature des technocrates et la politique unidimensionnelle qui se concentre sur le rêve économique.

Où s’arrête l’Europe, selon vous ?
La frontière européenne est la frontière de l’histoire, de la culture, de la civilisation, de la mentalité qui respecte certaines choses. Les frontières ne sont pas économiques, géopolitiques, politiques, mais des frontières de la civilisation et de la mémoire de cette civilisation.

Τρίτη, 21 Μαΐου 2013

Η "αποθέωση" του Φιλμ νουάρ από τον Gérard Collard!



3 mai 2013 par Gérard Collard
Livre : La chronique de Gérard Collard – Film noir
http://www.lesdeblogueurs.tv/culture/livre-la-chronique-de-gerard-collard-15/
Voici le coup de coeur de Gérard Collard pour cette fin de semaine : « Film noir » de Dimitris Stefanàkis aux éditions Viviane Hamy

Regardez…

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=CgXaZATzIvc
La présentation du livre « Film noir » de Dimitris Stefanàkis par l’éditeur :

Qui fut Basil Zaharoff ? Un marchand d’armes d’origine grecque, un financier redoutable, un espion ? Tout cela et bien plus, probablement. Une figure de l’ombre, machiavélique, manipulateur, qui sut infléchir le cours de l’Histoire, simplement pour assouvir son goût du pouvoir allié à l’argent. Paris, veille de la Seconde Guerre mondiale. Au Café de la Paix, un jeune journaliste, Philippe Thébaut, rencontre quotidiennement Miguel Tharabon, un vieil anarchiste espagnol ami de Basil – décédé trois ans auparavant -, et objet de tous leurs entretiens. Obsédé par les histoires extravagantes qui auréolent l’aventurier génial, il entend faire la lumière sur le personnage.
Au fil des rendez-vous, il prend la mesure de l’influence du Grec sur les événements politiques et diplomatiques qui jalonnèrent les années 1880 à 1930, et fait émerger une autre facette, inattendue et capitale : sa passion, exclusive, inconditionnelle et clandestine pour María del Pilar, duchesse de Marchena, mariée contre son gré à un Bourbon d’Espagne fou.
Fresque historique aux allures de roman d’espionnage, Film noir multiplie les éclairages sur les zones d’ombre de celui que la presse de l’époque avait surnommé «L’Agent de la mort». Et dessine le portrait paradoxal d’un intrigant des plus charismatiques, engendré, littéralement, par les soubresauts d’une Europe et d’un monde dirigés par les grandes puissances trop sûres d’elles pour voir se profiler le déclin des empires coloniaux qu’annonce le XXe siècle… En suivant les stratégies mégalomanes de Basil, le lecteur, fasciné, touche du doigt le processus inéluctable de l’Histoire.

Vous pouvez commander « Film noir » sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com

Τετάρτη, 15 Μαΐου 2013

Το Φιλμ νουάρ στη Γαλλία



Dans "Film noir", Dimitri Stefanakis
(Viviane Hamy) dévoile la vie d'un "agent
de la mort" au début du XXe siècle:
monstrueux.
BASIL ZAHAROFF a existe, Orson Welles,
pour « Citizen Kane », s'en est même
inspire, et il apparaît dans l'album de Tintin
« L'oreille cassée », en 1937 II faut dire que
cet homme, de son vrai nom Zaharias
Basilems Zaharapoulos, ne (officiellement) a
Mugla (Empire ottoman) le 20 octobre 1849,
a tout pour enflammer l'imagination Dimitn
Stefanakis (Pnx Méditerranée 2011 pour «
Jours d'Alexandrie »), dans son roman
ouragan, nous en donne un portrait captivant1
Quel homme i Tout le debut du XXe siècle,
il a tire les nombreuses ficelles des conflits
du moment il n'en manque pas un Habile
comme deux, courtois, élégant, polyglotte, il
a pu mettre tout le monde dans sa poche,
finissant sa vie « ministre des munitions de
tous les allies » et de beaucoup d'autres sur
toute la surface du monde i A sa mort, en
1936 a Monte-Carlo, il etait                          
multimillionnaire, ayant, de plus, compns
que le pétrole etait l'avenir
L'intérêt du roman de Stefanakis, c'est qu'il
le construit en forme de dialogue entre don
Miguel Tharabon, un vieil anarchiste
espagnol exile en France et ami de Basil, et
un jeune journaliste, Philippe Thebaud, qui
est surtout passionne par la liaison entre
Basil et « une grande d'Espagne », Mana del
Pilar, duchesse de Machena, dont le mari, un
Bourbon d'Espagne, est enferme fou
Lors de nombreuses rencontres, au Cafe de
la Paix, dans les mois de 1939 précédant ladeclaration de la guerre, les deux hommes
discutent, s'interrogent pour essayer de
comprendre ce gentleman Basil « agent de la
mort » Méduse, on apprend les coulisses de
l'Histoire, ou, si en surface on peut croire
encore a une certaine civilisation, on
s'aperçoit que les souterrains ne sont que les
caches de l'enfer du profit, du cynisme et du
trafic de mort Les deux buveurs de « Martel
Napoléon », assis tranquillement face a
l'Opéra, ne sont que les révélateurs d'un
monde en trompe l'oeil'
Tout est construit autour de ce dialogue Qui
finit par révéler que ce Basil est un expert en
« double jeu », en magouilles, en tromperies
et même en assassinats Son association avec
les plus grands trafiquants de l'époque,
Krupp, Schneider, Vickers-Maxim, laisse
souvent des cadavres sur les bas-côtes Mais
Basil amasse, joue au grand sèigneur avec
son splendide hôtel particulier, avenue
Hoche, et un château en province
Sa liaison avec Maria del Pilar lui donne un
côte mondain qui camoufle son vrai visage
Quelle n'est pas sa joie lorsqu'il peut
conclure un contrat avec la firme anglaise
Nordenfelt et le createur de la mitrailleuse
Amy, l'arme la plus redoutable du moment1
II est partout ou l'on tue, si bien que, « le 13
novembre 1918 », a l'aube, « Basil fut
réveille en sursaut par un cauchemar
démoniaque et récurrent Deux jours plus tôt
la guerre avait pris fin, faisant de lui
l'homme le plus riche du monde Ceux qui
avaient signe l'armistice dans un -wagon en
forèt de Compiegne ignoraient sans doute
que le seul vainqueur, c'était lui » Comme il


le précise, il avait vecu « toutes » ces
guerres dans « l'ivresse des joueurs »
Joueur avec l'affaire Dreyfus, joueur avec le
scandale du Panama, joueur avec l'ouverture
des Jeux olympiques en Grece en 1896,
joueur avec Clemenceau, joueur, plutôt
destructeur, avec Jaures, cet affreux pacifiste
qui pouvait ralentir ses affaires II s'accuse
même de l'avoir fait assassiner1 Et pourquoi
pas Raspoutme, également? Son systeme
etait « tellement complexe que lui-même
avait parfois du mal a saisir son
fonctionnement Les uns espionnaient les
cabinets ministériels ou Ies ambassades,
achetaient politiciens et journalistes, les
autres lançaient défausses nouvelles ou
calomniaient les innocents, d'autres encore
faisaient disparaître les indésirables »
Précisons que c'était bien au debut du XXe
siècle i
Don Miguel, qui révèle cette « face du
diable » a son jeune journaliste, ne cesse de
lui repeter « Le bien existe en nous Le mal,
nous l'inventons par nécessite » En effet1
- 341 p, 24 Euros Traduit du grec par
Michel Volkovitch et adapte avec l'accord de
l'auteur
Rollin André









Τρίτη, 14 Μαΐου 2013

Το "Φιλμ νουάρ" στο διεθνές φεστιβάλ βιβλίου του Saint-Malo 18-20 Μαΐου...


LES AUTEURS

STEFANAKIS Dimitris

19 mars 2013.
Grèce
Biographie
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Auteur de cinq livres acclamés dans son pays, le Grec Dimitris Stefanakis s’est fait une spécialité des romans fleuves, à l’instar de Jours d’Alexandrie, l’épopée urbaine éblouissante qui l’a fait découvrir en France en 2011.
Né en 1961, l’écrivain a étudié le droit à Athènes, avant de travailler en tant que traducteur littéraire de Saul Bellow, John Updike, Margaret Atwood, E.M. Forster, Joseph Brontski, ou encore Prosper Mérimée. Alexandrie a représenté pour lui une apocalypse d’inspiration : “le mélange idéal de l’internationalisme développé dans la cuvette orientale de la Méditerranée... point nodal, le carrefour de plusieurs civilisations, religions, races, langues”. Elle est donc le personnage principal et la toile de fond de sa gigantesque fresque romanesque Jours d’Alexandrie : une saga familiale qui se déploie sur les 60 premières années du XXe siècle.
Son nouvel ouvrage, Film Noir, explore la trajectoire sentimentale et politique de Basil Zaharoff, mystérieux homme d’affaires et marchand d’armes dangereux, dont l’existence n’a pas été sans incidence sur les événements de la première guerre mondiale... Voyage à travers une Europe révolue, ce livre construit à la manière d’une grande fresque historique nous entraîne sur les traces de l’un des individus « les plus sombrement fascinants de son époque ».

Bibliographie :
Publié en France
- Film Noir (Viviane Hamy Editions, 2013)
- Jours d’Alexandrie (Viviane Hamy Editions, 2011)
Publiés en Grêce
- Fruits de Saison 
- Appelle-moi Caïre
- L’œil de la Révolution a de l’achromatopsie
- En épelant l’été

Présentation de Film Noir :
Construit à la manière d’une grande fresque historique, Film noir nous embarque au cœur de l’Europe de la Première Guerre mondiale à travers le destin tortueux d’un personnage aux multiples facettes, qui a réellement existé : Basil Zaharoff, mystérieux marchand d’armes grec, être obscur, incarnation du mal et redoutable financier.
En 1939, Philippe Thebault, jeune journaliste français, mène l’enquête sur ce fameux personnage décédé trois ans auparavant. Pour cela, il compte sur les souvenirs de l’Espagnol, Miguel Tharabon, grand ami de l’homme d’affaires, qu’il va rencontrer régulièrement à Paris. En avançant dans ses recherches, Philippe découvre que Basil n’a pas été seulement marchand d’armes, mais aussi espion, homme politique... et qu’il a même influé sur le cours de l’Histoire ! On ignore d’où lui vient sa fortune, mais c’est sans doute par son art de la manipulation qu’il s’est retrouvé au centre des grands événements qui ont marqué les années 1880-1930.
Or, c’est curieusement la liaison amoureuse entre Basil et Maria del Pilar, une duchesse espagnole, qui fascine avant tout le jeune journaliste. Au fur et à mesure des entretiens, Miguel lui apprend que c’est en 1887 qu’ils se rencontrèrent, dans le train mythique de L’Orient-Express. Promise à un autre, un prince Bourbon fou, qu’elle doit épouser le lendemain, Pilar tombe néanmoins sous le charme de Basil. Ils vont vivre cet amour interdit et finiront par se marier après plusieurs années d’une passion secrète...
Film noir est bel et bien un roman, formidablement documenté, qui fait voyager à travers l’Europe et pas seulement. Dimitris Stefanàkis use de la fiction et de ses personnages hors du commun pour poser les questions fondamentales qui préoccupent l’homme depuis la nuit des temps.
Revue de presse :
- « Stefanakis construit alors un récit brillant, jonglant avec les personnages qui rebondissent d’une époque à l’autre comme dans un scénario de film noir. On y côtoie des figures pitoyables ou pittoresques, idéalistes ou corrompues, policiers, anarchistes, espions, ministres, rois, réels ou inventés. Un roman allègre rongé par la certitude de la catastrophe passée comme par la crainte de celle qui vient. »
Alain Nicolas, L’humanité

Présentation de Jours d’Alexandrie
spip_logoJours d’Alexandrie se déploie sur les soixante premières années du XXe siècle, du début de la Première Guerre mondiale à la nationalisation du Canal de Suez. Saga urbaine et familiale, épopée des diasporas, les personnages gardent, où qu’ils soient, un lien viscéral avec leur ville, Alexandrie, Babel des temps modernes. On ne peut s’empêcher de songer au Quatuor d’Alexandrie de Lawrence Durell. Trois figures emblématiques se détachent : Antonis Hàramis, le Grec chef de famille, issu des milieux les plus pauvres d’Athènes, devenu l’industriel du tabac le plus important d’Égypte, Élias Hoùri, "le Libanais" distant, manipulateur, polyglotte, incarnation de l’internationalisme alexandrin, point de jonction de tous les personnages. Et Yvette Santon, Française au caractère bien trempé, agent secret des Anglais. Autour d’eux gravite une pléiade d’acteurs d’origines et de conditions très diverses. Mais au-dessus de tout et de tous, Alexandrie, impériale, observe les fortunes qui se nouent et se dénouent, et la marche du temps.
Jours d’Alexandrie est imprégné d’une ironie subtile, presque tragique, vis-à-vis des multiples destins et à l’égard d’Alexandrie elle-même ; roman-fleuve historique, érotique, politique et socialo-urbain, il est le palimpseste d’une époque où l’aventure, l’inventivité et l’amour de la vie étaient élevés au rang d’idéal parce qu’elle sentait, déjà en soi, les germes de la décadence et du désastre.
Quelques mots de l’auteur sur son roman :
"Alexandrie devient le kaléidoscope à travers lequel on observe la montée et la chute du fascisme et du nazisme, le déclin des empires navals, l’émergence du chauvinisme et certainement l’origine des problèmes qui ébranlèrent et secouent encore le Proche-Orient. Par ailleurs, pour expliquer le phénomène alexandrin, il me fallait souligner les relations culturelles et commerciales avec les grandes métropoles de l’époque, qu’elles soient méditerranéennes ou européennes. C’est ainsi que ma « plateforme romanesque » s’étend d’Alexandrie à Marseille, en passant par Constantinople, Beyrouth, Smyrne, Thessalonique, Turin, Venise, Paris, Berlin, Munich. Mes personnages errent dans une Europe ébranlée par tous les cataclysmes qu’elle a connus. La trame romanesque intègre nécessairement la quasi-totalité de l’histoire et de la politique du XXe siècle, parce qu’Alexandrie elle-même est la représentation vivante du siècle dernier.
Ce fut la patrie perdue d’esprits internationalistes, helléniques, français, anglais, juifs, etc. En un mot, elle était le parfum extatique de la Méditerranée."

Revue de presse
- « Dimitris Stefanakis peaufine les décors et les costumes à mesure qu’il ouvre une à une les portes d’une cité élégante et cosmopolite. Son Jours d’Alexandrie entraîne aussi le lecteur à Paris, au Caire ou à Munich. C’est de là qu’en 1922 Mahos écrit à son père qu’il a entendu " un orateur des plus inspirés : Adolf Hitler."... Fresque romanesque qu’on ne lâche pas, le réjouissant livre de Stefanakis est une incontestable réussite du genre. » (Livre Hebdo)